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Du mercredi 20 juin
au vendredi 22 juin 2007

Océanopolis, Brest

   

 

 

 

Les professionnels de la culture scientifique, technique et industrielle œuvrent principalement avec trois grands univers que sont l’éducation, les médias et la recherche. Les deux premiers ayant fait l’objet de congrès en 2005 et 2006, l’AMCSTI en collaboration avec Océanopolis, le parc de découverte des océans de Brest, propose en 2007, de réfléchir aux liens qui existent entre la recherche et la culture scientifique.

Le 25e congrès de l’AMCSTI sera l’occasion d’évoquer l’activité de recherche en France : les conséquences de sa temporalité, des relations qu’elle entretient avec les acteurs économiques, de sa nécessaire rentabilité et de ses innovations. Quels sont les moyens de parler de la recherche aux publics ?
Parler de sciences n’est pas l’apanage des musées et des centres de sciences. Si bien des chercheurs ne manquent pas de lieux d’expressions pour présenter leurs travaux, ils manquent, par contre, de lieux où entendre la société qui les interpelle sur le progrès et ses dangers.

La médiation, tout comme la recherche, évolue dans ses méthodes, ses champs d’application et ses publics. Ces deux mondes se “technicisent” et ont besoin de se rencontrer pour mieux répondre aux attentes des publics. Pour les chercheurs, c’est par exemple apprendre à parler de leurs travaux et permettre d’étancher la soif de comprendre son environnement du citoyen.

Les musées et les centres de sciences s’emploient à redonner sens à la recherche scientifique et à mettre en place un climat de confiance entre le citoyen et le chercheur. Ils travaillent également à poser, ou se faire poser des questions : quelles sont les conditions d’une approche culturelle des sciences ? Quel est le rôle social de la recherche ? En quoi la recherche modifie t-elle la représentation du monde ? Comment les chercheurs, les musées et les centres de science peuvent-ils travailler de façon plus étroite ? Quelles sont les initiatives ou actions communes réussies dont chacun peut s’inspirer ? Ce sentiment de création de connaissances collectives peut-il être envisagé de manière différente selon la nature des protagonistes ? Comment croiser le travail des chercheurs avec le monde « littéraire » ?

Voici autant d’interrogations qui seront évoquées et portées à débat lors du congrès de l’AMCSTI. Les ateliers et conférences seront étayés par de nombreux témoignages et permettront à chacun de s’exprimer et de s’inspirer d’actions remarquables.

 

 

PROGRAMME PRÉVISIONNEL DE LA MANIFESTATION :

Mercredi 20 juin 2007
9h00-10h00 Accueil des congressistes
10h00-11h00 Allocution de bienvenue
11h00-12h30 Introduction générale du congrès
12h30-14h00 Déjeuner
14h00 16h30 Travail en ateliers
16h30-17h00 Pause café
17h00-18h30 Assemblée générale ordinaire de l’AMCSTI ou visite d’Océanopolis
Soirée libre

Jeudi 21 juin 2007
9h00-11h30 Travail en ateliers
11h30-12h30 Séance plénière : un autre regard sur Océanopolis
12h30-14h00 Déjeuner
14h00-18h00 Circuits de visites
18h00-19h30 Temps libre
19h30-20h45 Remise des Diderot de l’initiative culturelle
20h45 Dîner festif

Vendredi 22 juin
9h00-10h30 Synthèses alimentées des ateliers
10h30-11h30 Les lignes fortes et les enjeux du congrès
11h30-12h30 Présentation de l’étude menée par le LUTIN* intitulée
WebCSTI
12h30-14h00 Déjeuner de clôture du 25e congrès de l’AMCSTI
* Laboratoire des usages en technologies d’information numériques.
WebCSTI : « Culture scientifique et technique sur le web : mesure des usages et dynamique d’un
champ » (offres et usages) avec Paris 8, LIP6, UTC- Costech-RTGI (pour le ministère de la recherche).

THÉMATIQUES DES ATELIERS

Atelier n°1 : La Science et la culture : quelles approches ?
Pour communiquer la recherche et ses résultats, deux entités : les services communication des grands organismes
de recherche et les acteurs de la Csti, sont distinctement identifiés. Des passerelles entre ces deux types
d’acteurs sont de plus en plus souvent mises en place et favorisent la reconnaissance de la culture scientifique.
Un certain nombre de questions mobilisent les chercheurs autant que les acteurs de la Csti :
Quelles sont les conditions d’une approche culturelle des sciences (comment, avec qui, et quoi faire ?) ?
En quoi ces conditions ont-elles un impact sur l’implication des établissements de recherche dans les projets de
culture scientifique, technique et industrielle ?

Atelier n°2 : La recherche et la société : quelles responsabilités ?
Notre société a besoin de s’appuyer sur des repères, qu’ils soient de nature culturelle, artistique ou scientifique
pour se construire. Ainsi, la recherche, comme tout domaine « qui avance », joue un rôle sociétal important
dans la construction du pays.
Cependant, la question du contrôle démocratique peut être posée : quelles précautions pour quels progrès ?
Le citoyen peut prendre position quant aux applications scientifiques et avancer le principe de précaution face
au progrès. Les divers comités d’éthique et de déontologie mis en place comme des gardes fous, aident les
citoyens à comprendre les limites des applications scientifiques. Encore faut-il comprendre ce que recouvrent
les notions d’éthique et de déontologie.

Atelier n°3 : L’accès aux connaissances scientifiques : quelles productions ?
Les productions de connaissances scientifiques sont encore trop peu relayées excepté dans le domaine de la
santé et plus récemment de l’environnement qui touchent de plus près le quotidien de chacun d’entre nous.
Par quelles voies peut-on développer plus encore un accès à cette connaissance scientifique ? Les médias sont
une des principales réponses à cette question. La télévision et les docu-fictions notamment, mettent en scène
les scientifiques, les humanisent et les replacent dans une réalité commune à tous. Cet accès à la connaissance
scientifique doit permettre également d’éviter des « dérapages » et de faire partager cet univers avec une
grande souplesse et ouverture d’esprit.

Atelier n°4 : Des alliances à mettre en place. Quelles coopérations ?
La dimension culturelle de la science est une facette à ne pas négliger : des alliances entre science et composantes
culturelles doivent être mises en place pour une meilleures compréhension des problématiques communes.
L’essence de la recherche scientifique doit passer par l’expression de la création et un concept de représentation.
La seule différence entre ces deux domaine réside dans la quête de vérité scientifique qui n’a pas son
équivalent dans les domaines artistiques. La question des moyens financiers et de l’économie de l’art comme de
la science, est un autre point commun entre ces deux univers.
Quels sont les exemples de collaborations innovantes, réussies, durables ou pas entre des acteurs de Csti et
des établissements de recherche ?


 


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