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| Jellyfish Brain! |
Inscrit le: 02 Déc 2003
Messages: 18
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| Posté le: 24 Fév 2004 13:44 Sujet du message: N'Zodel Grigo le Pourpre |
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N'Zodel Grigo Le Pourpre
N’Zodel était un des nombreux fils d’un elfe noir de sang pur et de peau pourpre. Sa mère était une de ces elfes noires qui n’ont pas pu réussir à cause de l’oppression constante et la ségrégation dont font part les elfes sylvains. L’Arbre des Âges qui avait porté des générations d’elfes ne pouvait plus supporter le poids de cette civilisation, et les nouveaux foyers furent exilés au pied de la descendance de l’Arbre des Âges, quelques dizaines de kilomètres près de là. C’est là que N’Zodel vécut. Sa mère ne lui apprit pas la magie, alors qu’elle pratiquait la nécromancie à ses heures ; mais un don est parfois inévitable, et N’Zodel naquit avec la nécromancie dans le sang. Si les elfes noirs étaient d’essence magique, cela posait des problèmes dès leur enfance : alors que les autres elfes apprennent la magie, ceux-ci l’ont en eux et ne peuvent pas toujours la contrôler. Socialement, c’est ce qui détruit leur réputation, car leurs rages sont dévastatrices : les gens s’écartes des elfes noirs, les gens les craignent, les gens les repoussent, et cette exclusion passive entretenaient une situation qui pouvaient les rendre haineux, et provoquer des désastres matériels, simple résultat de leur détresse sociale. La mère d’N’Zodel voulut éviter tout cela et refusa de développer les dons de magie de son fils : elle fit tout pour qu’il maîtrise l’archerie comme un elfe blanc, qu’il oublie même qu’il eût des dons. Il oublia que la magie était en lui et développa une capacité particulière : il pouvait dormir d’un œil, tel le tigre, il pouvait réagit à toute attaque à n’importe quel moment. Mais cela ne changeait rien à se situation : malgré qu’il vécu de la chasse dans sa jeunesse, si bien qu’il pu quitter sa mère, car il rêvait d’indépendance.
L’aventure commence un jour où, assis dans sa petite baraque, il veut quitter sa vie sédentaire, il veut partir vers l’inconnu, faire quelque chose de sa vie. Que faire d’autre que de chasser ? Il veut chasser des grosses bêtes, chasser de l’humain, être chasseur de prime. Mais il ne trouvait rien dans son environnement. Le village était paisible, la nation aussi, malgré qu’elle soit réduite à l’Etat de colonie de l’Empire d’Agrishka, empire humain qui traça ses frontières par la loi du plus fort. La tête gouvernante des elfes était un homme corrompu et sous les ordres d’Agrishka ; tout le monde le savait, mais une incapacité générale à changer les choses faisait traîner la situation. N’Zodel s’en révolta intérieurement, mais aucune porte ouverte ne lui permit d’agir ; de plus, l’avenir de sa nation l’importait peu, alors qu’il se cherchait encore. Le jeune N’Zodel veut revendre sa maison, sa petite baraque ridicule, au prix modique de 30 pièces d’or. Malgré l’affaire, personne n’en voulait, personne n’en avait besoin. Il s’arma de son arc, son fidèle silex à la ceinture et quitta le village pour rendre visite à l’Arbre des Âges, en espérant trouver l’aventure dans la multitude de la grande cité. A l’arrivée, il est bien déçu : dans l’auberge, personne ne demande d’aide, où refuse même l’aide d’un Pourpre ! Il veut s’en aller en guerre. Contre n’importe quoi, mais il veut déchaîner ses forces sur ce qui mérite d’être abattu, il veut vivre en frôlant la mort, à tout prix. Il va alors s’acheter un début d’arsenal : « votre meilleur arc court pour 30 pièces d’or » ; l’honnête marchand lui présente son bijou que seuls les elfes savent confectionner : l’elfe l’achète au prix convenu et repart aussitôt, sans plus aucun sou en poche.
Au pied de l’Arbre des Âges, une belle baraque est là pour accueillir les voyageurs : l’établissement comporte une grande étable et une auberge, montée de chambrées confortables. Les caravanes de marchands s’y arrêtent toujours pour faire une escale : l’énorme forêt qui abrite les elfes est difficile à traverser pour les humains et l’auberge est reconnue pour servir les alcools les plus fins (aussi fins que les elfes eux-mêmes) que même les femmes peuvent s’abreuver sans être écoeuré. Une caravane venant droit de Golo, bien au sud, s’était installée pour la nuitée précédente, ils allaient enfin repartir alors que le soleil était déjà au zénith. Ils n’étaient pas pressés et vivotaient doucement, heureux de leurs voyages remplis de rencontres ; Golo était ce qui restait de l’Ancien Empire Golien qui possédait toutes les Terres connues. Une seule langue unissait tout ce monde, la langue golienne, appelée « ancien golien » par les gens d’aujourd’hui. Mais les conflits raciaux à l’intérieur de cet empire scinda le continent en plusieurs factions concurrentes qui parfois entraient en guerre. Les goliens d’aujourd’hui sont renfermés et continuent leur lutte contre le Mal qui unissait auparavant les peuples. Mais le Mal est partout, et atteint tout le monde, c’est l’ennemi indestructible, dont les garants sont les démons et dont les créateurs sont les êtres intelligents eux-mêmes. Cette caravane allait vers le nord, vers Naïwek (Nyakwé sur la carte. Je rebaptise l’endroit pour que tout ne garde pas des noms trop clairs, trop débiles… Golo-golo = Golo… ca le fait mieux quand même… Nyakwé, terre des chinois, devient Naïwek, terre des hommes imberbes aux yeux bridés et des demi-elfes en tous genre, mais aussi pays où les magies sidérurgiques sont d’usage : on entend par sidérurgiques les magies qui s’apparentent au fer, les magies qui touchent les armes et qui les rendent surpuissantes. Ces armes sont très convoitées, et la caravane compte bien en ramener en échange de leurs marchandises riches en pierres précieuses (utiles à ces mêmes sortilèges sur les armes) et d’objets rares. N’Zodel part alors avec eux, histoire d’avoir une compagnie et une route à suivre, histoire de se lancer vers l’inconnu. Ils marchent des heures, ne croisant que des arbres et des animaux furtifs à travers l’immense forêt. On croisât quelque cavalier, une autre caravane bien pauvre en marchandises, mais surtout l’ennui.
L’ennui sur son trône, l’ennui qui s’installe silencieusement dans les esprits. Malgré les quelques discussions que tiennent les hommes des caravanes, N’Zodel s’éclipsa d’un éclair. Il sentait la présence de la forêt, de toutes ces âmes animales qui l’entouraient. Son instinct de chasseur et sa race lui permettait cette symbiose avec la nature, de plus les elfes étaient végétariens : ils connaissaient les herbes les plus riches en protéines de toutes sortes et se satisfaisait parfaitement de toutes végétation comme repas. Ils pouvaient manger de la viande, qui selon eux avaient des valeurs régénératrices du corps - manger un corps pour reconstituer le sien était l’idée qui poussait à ces croyances – mais ce n’était que pour le luxe de la chair : luxe invertueux, luxe qui bafouait la paix des animaux de la forêt, mais qui était la seule source de revenus pour beaucoup d’elfes, dont N’Zodel. Il commence alors à courir, à aller bien plus vite que la caravane lente et tranquille... Le chemin commence à s’ecarper, les collines se font sentir dans les jambes, la forêt couvre tout, la visibilité est mauvaise, la caravane est loin de la vue d’N’Zodel. Un paysan apparemment venant du pays de Naïwek, marche dans l’autre sens avec son âne et sa petite livraison convoitée : des céréales pour les elfes, qui savent que seules les céréales contiennent les sucres lents nécessaires pour garder la forme (pub Kellog’s), et qui varient leur nourriture : car les elfes ne cultivent pas les céréales, ils l’achètent à Naïwek qui est ravi de se lier ainsi à des êtres tant respectés, tout en fournissant du travail au peuple qui sans cela n’aurait peut-être rien à faire…
Il l’arrête, et entame sa marche vers le Mal en insultant l’humble homme. Ce dernier dégaine immédiatement sa longue dague. N’Zodel, de son malin le plus détestable, abandonne la bataille pour se retourner vingt mètres plus loin : il bande son bel arc neuf après l’avoir armé d’une flèche de chasse et vise le dos de l’homme. Le trait léger est décoché comme un éclair et traverse le pantalon de cuir de l’humble homme qui sursaute alors dans la douleur. Il se retourne, tout en retirant la flèche de sa fesse droite… La rage dans l’âme, il court alors en direction de l’archer maléfique qui lui décoche une autre flèche : cette dernière plantée droit dans le cœur, malgré l’épaisseur de cuir, de peau et de chair, lui est fatale… L’homme s’écroule sous des souffrances inconnues, alors que son âme est déjà partie, son corps vibre encore de spasmes nerveux. N’a-t-il vécu que pour cette brève apparition dans une histoire sans queue ni tête ? Il avait une famille. Sa femme le pleurera tout le reste de sa vie, son beau visage fin se plissera des rides du malheur, ses fils travailleront comme une légion sur les terres. On apprendra dans un futur proche l’auteur du meurtre : un elfe noir déjà décédé décapité. Même si le jugement aura été accompli, la tristesse aura emplit les cœurs d’une froideur terrible : le sort des elfes noirs n’en sera qu’empâté…
Mais N’Zodel tient toujours debout à cette heure-ci et prend le malin plaisir de dépouiller le cadavre qui porte vingt-huit pièces d’or, une vraie petite fortune pour un homme si humble. Il prend aussi son pantalon, laissant impunément le sexe de l’homme à l’air, il éventre les sacs de blés de l’âne et découvre dans un des sacs des outils en tous genre et même un fléau : rien de tout ça ne l’intéresse, à l’exception de la superbe dague de l’homme. Il traîne ensuite la dépouille plus loin dans la forêt qui borde la route et laisse l’âne sur place après avoir compris que ce dernier ne bougera pas d’un poil malgré toutes les tentations qu’on lui apporterait : dans son regard brillait son entêtement et sa mauvaise foi, si l’on peut parler de foi chez un âne… Le Pourpre est tâché de sang. Cela ne se voit pas sur sa chair. Il continue alors la route en la longeant de loin, pour éviter de croise qui que ce soit. Il avait discuté avec les gens de la caravane : l’un d’eux avait un cousin à Féïra qui voulait avoir un hébergement chez les elfes : la maison d’N’Zodel avait peut-être trouvé un acheteur, il lui suffisait d’attendre quelque jours à Féira, la ville du pays de Naïwek la plus proche d’eux, et de retrouver l’homme de la caravane à la Taverne du Voyageur. La caravane croise alors le lieu du carnage, les gens de la caravane sont dégoûtés d’une telle violence et suspectent cet elfe étrange. Le soir tombe, or, à travers les collines, la caravane va plus vite que l’elfe ; alors que la caravane s’arrête à la Taverne du Voyageur, l’elfe dort dans la forêt en sécurité, entouré par la faune paisible. Le lendemain, N’Zodel passe par la ville et se rend compte qu’il n’y a rien à y faire dans son cas… Dans les lieux de réunion des chasseurs de primes, tel la Taverne du Samouraï, il n’a vu qu’un homme bourré crier sa demande pour une mission… Les bouchers, ne demandent pas plus de gibier, et refusent les affaires. Personne ne comprendra pourquoi toute la viande de la boucherie fut immangeable ces jours-là.
Pris par une rage et par l’idée bien connue que Golo était le pays natal des plus grands héros, il décide alors de se lancer dans la traversée des Terres du Milieu (MERDE, je voulais pas utiliser ce terme, mais comment appeler ces terres qui forment la colonie d’Agrishka en révolution qui se trouve au milieu du continent ? Bah « Terre du Milieu », c’est le meilleur titre… NON, c’est pas fait exprès !!! C’est pas Tolkien !!!) pour arriver à Golo où il trouverait des nouvelles aventures. Il s’élance alors, oubliant l’affaire de sa maison à vendre, et traverse la forêt dans l’autre sens, en tentant d’éviter toute route, guidé par la mousse des arbres, il cherchait le sud, qu’il affrontait bien en face. La forêt, il la connaissait bien, mais il ne l’avait jamais quitté réellement, et aujourd’hui, pour la première fois, il va découvrir le monde. Il récolte alors toutes sortes de feuilles pour affronter son périple : il s’attend à traverser un désert dont il a entendu parler dans sa jeunesse. Des heures de marche l’ont amené à la lizière de la fôret, à la découverte du soleil brûlant de l’été qui baignait le monde de sa chaleur…
L’été était sévère sur les vastes plaines de Lorimar, le grand bastion d’Agrishka en Terre colonisée, qui brille à des kilomètres à la ronde : cette forteresse accueille sur le haut du donjon le plus grand miroir jamais réalisé : dix mètres de diamètres, et une forme presque plate mais concave d’une précision incroyable. Ce dispositif rotatif permet d’éblouir toute armée s’approchant du château, déstabilisant l’ennemi, ce qui donne à la forteresse le temps d’agglomérer toutes ses forces pour frapper l’ennemi arrivant. Un magicien de la lumière vit dans cet édifice, et sa puissance est si grande qu’il peut faire jaillir des ténèbres une lumière colossale qui frappera alors le miroir. De plus, le miroir par sa concavité permet de brûler vif les attaquants, à conditions qu’ils soient à la distance focale du miroir, soit cent mètres. Au moment où il passe, N’Zodel voit des cavaliers entrer dans la forteresse. Il n’a jamais su les raisons de cet empressement : ce sont des messagers d’Agrishka qui envoient l’ordre de monter une légion dans la région pour y rétablir l’ordre, car des rebelles se joignent les mains pour contrer le joug de l’empire avide. N’Zodel, au fond de lui aurait été de tout cœur avec cette union de rebelles, mais son entêtement le poussa à marcher droit devant. Dans la forêt, il avait fait ses provisions autant que sa petite sacoche lui permettait de porter.
A chaque mètre, il voit que la terre s’assèche, il voit les craquelures qui éventrent la plaine ridée. Les herbes se raréfient, la plaine est marron loin devant lui, les pâturages ne peuvent pas survivre à cette température en été… Mais surtout, il avait atteint ce désert bien connu. Le soleil le terrasse : un elfe n’a pas l’habitude de températures si fortes et de temps si secs. Il mange ses petites provisions pour subvenir en son manque d’eau : il n’a même pas pensé à s’équiper d’une gourde ! Il aperçoit alors par sa chance rare le ruisseau qui traverse ce désert : on ne voit de cette présence d’eau qu’une énorme ligne verte d’herbes fraîches. Le ruisseau coule depuis le lac du Dragon Bleu jusqu’à ce désert, et s’arrête aujourd’hui juste devant lui, dans cette flaque ridicule qui tient à peine la canicule. En été, la rivière n’existe plus, mais dès lors que les pluies reviennent en amont, il grossit et inonde le désert. Au printemps la fonte des glaces forment un torrent qui arrache la terre à son passage, formant des étangs éphémères, petits microcosmes riches dont le monde refuse d’apprendre l’existence… « On s’en fout !!! ».
Il ne doit pas remonter ce ruisseau ; après s’être ressourcé, N’Zodel repart aussitôt pour le sud. Au loin il voit la montagne : il la connaît encore une fois par son renom : c’est la Montagne de Bois. En effet, après ce désert, des hauts pics pointaient vers le soleil : ce n’était pas des roches abruptes, mais bel et bien des sortes d’échardes géantes. Sur cet énorme bout de bois éventré, des formes minuscules grouillaient au loin : il en avait aussi entendu parler, c’étaient des termites géantes qui s’agitaient par cette chaleur dans le bois. Il continue son chemin droit devant et entame la traversée de cette étrange place. La Montagne de Bois était-elle un arbre ? On dit qu’elle pousse, mais on ne la voit jamais feuillue, ni fleurit. Personne n’a idée de la réalité de cet être qui vit en système avec son environnement : les termites vivent de lui, et d’innombrables créatures vivent indirectement de ces termites. Mais cette symbiose ne serait pas parfaite si les termites n’étaient pas utiles : elles se nourrissent principalement des parties mortes et pourries de la montagne et la protège de ses multiples agressions. Alors que le soleil forme le danger le plus grand cet été-là, N’Zodel s’aventure dans une contrée où la population s’agite et s’organise à protéger sa terre du feu ; évidemment par l’agitation, la présence de l’elfe est vite repérée par une faction termite, et une escouade de termite s’organise alors en ligne face à l’intrus pour lui barrer le passage. Le téméraire doit malgré tout faire demi-tour, pour ne pas être déchiqueté par les crocs de ces termites solidaires et prêtes à tout pour se défendre. Il avait mal réfléchi sa route, et se retrouvait à devoir contourner la Montagne de Bois, en passant par la Montagne de la Mort… Un nom terrible pour une montagne elle aussi très agitée : des milliers de créatures la peuplent, au pied du Mont de la Mort, mont le plus perché de ce bas-monde. En haut de cette montagne ? Nul ne saurait ce qu’il s’y trouve, personne n’y va, par conséquent les taverniers s’aventurent à raconter que personne n’en revient… L’elfe à l’esprit vide jonglait depuis des lieues avec ses flèches pour mieux faire passer le temps. Il était devenu très doué ! Il aurait pu faire le cirque à son jeune âge.
La montagne escarpée ne présente pas de végétation, c’est un paysage lunaire très escarpé et on y voit les ptéraces planer dans l’inconnu. Les ptéraces sont des sortes d’oiseaux reptiles aux ailes énormes et dépourvues de plumes, leur pattes leur servent à marcher sur des petites distances, du nid jusqu’au bord de la falaise, par exemple, mais aussi d’un bout à l’autre de la proie abattue étalée à terre. Les ptéraces sont carnivores et mangent la chair bien vivante, ils planent des heures jusqu’à trouver des cibles mouvantes déjà bien rares : quand l’un d’eux tombe de faim, le festin réjouit les autres ; pour manger, les ptéraces possèdent un long bec, une genre de bouche tout en long à la dentition aiguisée… Rien de particulier à les décrire ainsi : il faut préciser leur taille : leurs ailes ont une envergure de 6 mètres et leur corps atteint les 3 mètres ! (imagine un ptérodactyle, quoi !) Ces proportions immenses les rendent extrêmement dangereux, et leur primitivité corticale les rendent indomptables, contrairement aux aigles géants qu’on dresse à la guerre bien loin de là… N’Zodel qui sent ce que les animaux sentent repère alors qu’il y a un festin joyeux non loin de là : les ptéraces se sont rassemblés en rond en l’air, au-dessus d’une proie. Sa lâcheté lui crie de ne pas y aller, mais le destin veut qu’il écoute sa lâcheté (ah la je t’ai eu, t’as cru qu’il allait y aller ?). Après avoir contourné l’obstacle, il voit entre les roches ce qu’est la proie : trois chevaux et 2 hommes se font dévorer bout après bout, comme si les ptéraces hésitaient à les manger, comme s’ils voulaient faire croire qu’ils ne sont pas en train de manger une proie… S’attarder, c’est une mauvaise idée : en effet un ptérace rôde déjà juste au-dessus de l’elfe savoureux. Ce dernier a bien senti que le ptérace s’intéresse à lui… Mais le ptérace, de ses habitudes et de ses manies fait mine de ne pas s’intéresser à lui et repart plus loin. N’Zodel en profite pour se cacher plus efficacement, connaissant bien le jeu de ces créatures débiles… Le ptérace fait alors demi-tour et plonge dans le petit creux (où le petit manque de bosse) près duquel s’est planqué l’elfe : il se ballade un peu, marche, fait un tour sur lui-même, ne voit rien de l’elfe immobile et redécolle pour rattaquer le festin plus concret qui l’attend plus loin. N’Zodel en profite alors pour décamper comme un malade et restera tout au long du chemin près des roches… La nuit tombait lentement pendant ce temps-là, et l’elfe se couche alors sur une oreille : l’autre lui servira à repérer toute créature malfaisante qui voudrait le dévorer…
Quand le Mal rencontre le Mal, se battent-ils où s’unissent-ils? Le Mal ne pensera toujours qu’à sa propre personne, elle pourrait coopérer si les enjeux sont importants, sinon, ils se battent jusqu’au bout, ou fuient quand ils sont impuissants…
La nuit se passe sans encombre et le réveil est aussi difficile que le sommeil : ne possédant rien pour le confort dans le sommeil, N’Zodel s’est crampé quelques muscles et souffre de courbatures. Il continue alors sa route à travers la montagne mortelle, guidé par les astres, où simplement par le soleil, tout en restant à proximité des gros rochers qui le cachent des ptéraces. Aucun ptérace en vue, le ciel bleu, le soleil brûlant, les feuilles constituant les provisions desséchées, la roche encore fraîche de la nuit froide. La roche ? « Le soleil tape-t-il très fort où ce rocher-ci est-il particulièrement chaud ? » se demande N’Zodel. Un tremblement se fait sentir, la chaleur envahit l’endroit, la pierre envoie des radiations chaudes. L’elfe se rend compte d’un danger : c’était peut-être un dragon, sûrement un dragon qui faisait ainsi trembler la terre, un énorme dragon brûlant dont la chaleur traverse la roche, la mort dans un futur bien proche !!! Sa main agrippée à la roche sent alors la roche bouger : le rocher qu’il touche se soulève – « le dragon est juste en dessous !!! » - les pierres montent, soulevées par une force étrange, le rocher et ses pierres se tient maintenant dressé au dessus de lui, du haut de ses quatre mètre, le golem de granite tirait en arrière son caillou qui faisait office de poing. N’Zodel comprend alors : trop tard ! Le rocher tombe d’une vitesse fulgurante, la gravité et la force du golem se sont unis pour frapper d’un coup mortel l’elfe agile, tellement agile qu’il a pu plonger et éviter le coup phénoménal. La terre tremblait encore quand il a touché le sol. Le poing se relève alors d’une lenteur caractéristique ; N’Zodel fuit alors d’impuissance face à cette créature irréelle aussi puissante qu’une armée… Sa course n’est pas longue pour tracer les golem… Mais sa marche l’est vraiment quand il s’agit de traverser la Montagne de la Mort.
De nouvelles heures de marche ont eu raison des kilomètres : il a pris un détour qui a raccourci son voyage : plaine de Golo lui faisait déjà face, l’herbe verdoyante malgré la chaleur avait quelque chose de magique : d’ailleurs le doute est entier sur cette fertilité incroyable : la plaine de Golo accueille d’énormes champs enviés de tous les paysans du monde. Il se nourrit de l’herbe juteuse et la déguste comme son dernier repas : il n’a jamais été aussi proche de la vérité… Il entame alors la traversée de cette énorme plaine d’un pas très rapide pour un elfe. Pas de route, mais sur son chemin il croise quelque chose de bien étrange : un gros tas de terre bien généreuse gisait là, au milieu des près. On voyait les chevaux gambader au loin, et du bétail libre, mais près de ce tas de terre de 2 mètres de haut devait se trouver quelque chose de plus magique encore…
Le gigantisme est bel et bien monnaie courante dans ce monde, mais ce n’est que crever les yeux aux gens que la magie existe bel et bien… Quels gens ? Vous. Car tous les vivants de ce monde trouvent ça naturel… La magie à leurs yeux n’est pas magique, au contraire, il s’agit de capacité comme une autre à maîtriser les forces de la nature. N’est magie pour nous que ce qui est impossible dans notre monde dont on connaît déjà trop les limites, les principes… Si encore on ignorait tout des règles qui régissent notre monde, on y croirait toujours ; d’où nos croyances antiques.
Ce tas de terre cache un trou… un énorme trou d’un mètre et demi de diamètre. N’Zodel y descend par la curiosité, comme si une connaissance ancestrale le guidait, comme si son âme avait déjà connu quelque chose ici lors d’une vie antérieure. Le tunnel est trop sombre pour l’elfe noir : malgré sa vue excellente dans le manque de lumière, ce tunnel est trop renfermé pour voir quoique ce soit, et l’elfe ne repère bien que les êtres vivants dans le noir… Il fait alors demi-tour et au moment de sortir, il trouve une énorme tête de taupe qui le regarde droit dans les yeux ; la taupe aux yeux bigleux n’a vu qu’une bestiole dans son trou et d’enfuit alors immédiatement ! Cependant, l’âme de la taupe a reconnu l’âme d’N’Zodel, qui était coincé dans ce trou de taupe géante. Il escalade la paroi à l’aide de ses flèches et à la force de ses bras réussi à s’extirper. N’Zodel ne saura jamais ce qu’il a en commun avec cette taupe… « Qu’est-ce qu’elle a cette taupe ? ». Il continue sa longue marche vers Golo, et aperçoit la glorieuse cité et son énorme donjon depuis les bords des énormes champs. Une barrière ridicule entoure ces champs : la barrière fait apparemment le tour de tous les champs qui entourent la cité ! N’Zodel s’empresse simplement de la sauter, mais reçoit la mauvaise surprise de découvrir la vrai nature de la barrière lorsqu’il s’écrase dessus : la barrière matérialise un énorme champ de force autour des champs, il est infranchissable pour un simple elfe téméraire : il doit en faire le tour pour trouver l’entrée principale ; il fait le tour dans le mauvais sens, si bien qu’il ne trouvât une entrée qu’à la tombée de la nuit ! Il avait fait le tour par l’Est, et pouvait voir plein Est l’aura sombre que dégageait la forêt maléfique de Golo.
Le maléfice qui couvrait cette forêt provenait de la Montagne de la Mort, d’où descendent beaucoup de démons : ils ont investi la montagne de Golo-Logo, une montagne forestière dont les pics séparent la forêt de Golo à l’Ouest et de Logo à l’Est. A une époque bien reculée déjà, à l’époque du monde Golien uni, la forêt unissait ses deux parties, et en son centre était la montagne. Les démons venant du Nord, venant des Montagnes de la Mort se sont établis et ont lancé le maléfice sur l’Ouest de la forêt de Golo. Mais il existe un équilibre dans tout univers, et si le Mal s’instaure quelque part, il perd de son pouvoir ailleurs. Ainsi lorsque la partie Ouest fut ensorcelée, la partie Est fut enchantée ; on dit qu’il y vit des créatures paisibles d’un pouvoir énorme, qui refusent d’être conquises : on entendit parler de légions abattues par des forces phénoménales : « des grand faisceaux de lumière divine » s’abattaient sur les soldats dès leur approche, ils mourraient sans souffrance pulvérisé. On dit aussi que leur âmes, elles restaient malgré tout en un seul morceau, et que leur mort succincte était une chance, un luxe enviable… Du côté Ouest, les armées périssaient à petit feu dévorés par d’innombrables créatures dont on ne venait jamais à bout… L’Empire Golien se scindait à cette époque-là, et les frontières rapidement dessinées à partir de la géologie attribuaient à Golo la partie Ouest de la forêt, et à Bryhulz (dans mon JDR, c’était Hyrule avant… Mais bon, Hyrule c’est Zelda quoi !!!) la partie Est : cette partie resta malgré tout toujours vierge, protégée par les créatures qui la peuplent. Voilà aussi ce qui attise les feux entre le Golo.actuel et Bryhulz : Golo veut la forêt entière, Bryhulz veut garder son bout, espérant toujours trouver un moyen d’exploiter sa luxuriance. Privé de sa forêt la plus importante, Golo doit importer le bois d’Axard plus loin à l’Ouest(le pays que j’appelais Asgard avant, dont j’ai du encore une fois changer le nom !) en échange d’une protection militaire et d’autres marchandises… On dit aussi qu’un homme seul a plus de chance de survivre dans la forêt de Golo qu’un homme dans une légion !
Les gardes vont à l’encontre d’N’Zodel et lui demandent les raisons de sa présence dans la région : « quel con aurait contourné de ce côté-là les champs en faisant un tel détour ? Quel con risquerait de rester du côté de la forêt de Golo ?
- Oh bah je viens comme ça, en visite, en touriste quoi… »
C’était aussi simple que ça, mais la garde locale s’en méfie d’autant plus qu’il est de couleur elfe et de couleur pourpre, et que les touristes simples sont rares et bien plus riches… Il est amené au siège de la garde locale (au poste quoi !!!), sur le chemin un garde lui raconte qu’on ne revient pas entier de la forêt de Golo si on y entre…
« Il va falloir nous dire tout sur votre séjour ici…
- je vous dit que je viens juste comme ça, trouver de quoi m’occuper, en touriste quoi !
- eh bien nous ne voulons pas d’intrus potentiellement dangereux, d’autant plus que vous êtes très armé…
- ce sont des flèches pour la chasse… Je peux pas rester quelques jours ???
- je vous signe ce « droit de rester » de 3 jours… Veuillez logez à « l’Auberge de l’Aventurier », ça nous arrangerait… »
Il réfléchit un moment et décide de risquer un peu sa vie : il repart hors de la ville, la nuit est pratiquement tombée et il veut prouver à ce garde qu’il peut carrément y passer la nuit, que les mythes du genre « personne n’en revient », c’était du pipeau !
« Tu vas dormir dans la forêt ? T’es dingue ??? De toute façon t’en as pas les couilles !!!
- Et toi tu les as ? Viens avec moi !
- Non t’es fou, j’ai une famille à nourrir moi !
- Alors à demain ! »
Il part alors vers la forêt, en narguant l’officier lui aussi trop sûr de lui. N’Zodel savait-il qu’il allait vivre sa dernière nuit ? Loin de là. Il entre doucement, l’arc à aux bras, prêt à réagir. Il sent là aussi la forêt s’agiter autour de lui, mais il ne voit pourtant rien. Il sent que cette agitation ressemble étrangement à une pulsion affamée, une pulsion qui pousserait n’importe qui, n’importe quel animal, à tuer… La nuit est tombée depuis assez de temps, et l’elfe noir inconscient va se coucher ; il observe les environs : la forêt est étrangement sombre : aucune lumière d’arrive à la traverser, l’épaisse couche de feuilles bloque tous les rayons, la forêt n’est pas verte, mais grise. Il regarde de plus près ces feuilles : elles ont l’air fraîches malgré leur couleur grisâtre. Sa faim lui crie de manger, il tente alors de goûter ces feuilles plutôt que de manger le contenue de sa besace d’herbes riches. Le frisson d’angoisse le traverse quand il croque la feuille, mais le soulagement en est d’autant plus reposant : les feuilles sont d’un goût exquis et embaument tout son intérieur de vapeurs savoureuses… Il s’endort peu de temps après, toujours sur une seule oreille… Sa vigilance est cette nuit-ci inutile : aucun animal ne vint perturber le sommeil d’N’Zodel que sa mère nommait Grigo. Le monde savait-il que la forêt est calme quand on entre en symbiose avec elle ? Seuls les elfes du pays en savaient quelque chose.
Il se réveille au petit matin, la tête qui tourne, l’esprit ailleurs… Il va droit vers la ville. Arrivé à l’entrée qu’il avait repéré, le garde s’étonne de son retour : « nooon ! T’es vivant ??? Ah le salaud, tu te fiches de moi, t’as pas dormi dans la forêt, allez je le sais !!
- Espèce de péteux, ferme ta gueule et laisse-moi passer, allez va te coucher et demander réconfort à ta mère !!!
- Non mais ho ! Ca va pas toi ? JE SUIS SOUS-OFFICIER!!! Je t’interdis d’entrer dans cette cité et j’en ai le droit !!! Alors tu fais moins le malin ?
- Mais vas te faire foutre mon péteux, toi et ta famille !
- Qu’est-ce que tu fais, allez, pars, recule connard !!! Fais demi-tour je te l’ordonne !!!
- Tsss… Ta Gueule tu vaux rien !
- Quoi ??? Attends je peux prévenir les supérieurs moi !!! Tu risques plein de problèmes, la prison même !!! Hé retourne-toi !!! Ecoute quand je te parle !!! Obéis, connard !!! Reviens !!! Mais reviens, merde !!! Je t’ai dis t’as pas le droit d’entrer !!! »
N’Zodel est rentré sans encombre dans Golo, le sous-officier restait à gueuler sur place…
Il entre alors dans l’Auberge de l’Aventurier. Il regarde les gens, fait un tour du regard de l’auberge : ce genre d’auberge rassemble des gens de toutes les races et de toutes les formes, mais il remarque un homme : un jeune homme blond tient un arc en métal sur lui et un carquois rempli de flèches. Il a l’air méprisant face à tout ce monde de l’auberge, à tous ces « aventuriers » qui se saoulaient aux vinasses… son regard méprisant croisât évidemment le regard d’N’Zodel… « Quand le Mal rencontre le Mal, se battent-ils où s’unissent-ils? ». N’Zodel commence par insister du regard, puis il lui tend un beau doigt d’honneur. L’humain lui rendait la pareille. N’Zodel se met donc bien à l’aise debout pour se toucher les couilles en le narguant ! L’humain sans broncher du sourcil prend alors son arc et une flèche ; le temps qu’il bande l’arc l’elfe était déjà parti… Mais comme si ça ne suffisait pas, N’Zodel tend alors sa tête par le fenêtre en tirant la langue comme un idiot : la flèche partit à une vitesse incroyable, mais N’Zodel avait déjà retiré sa tête. Le coup est si puissant que la flèche se plante dans le mur de la baraque d’en face ! N’Zodel ressort sa tête et nargue encore l’humain et sursaute alors quand la flèche tirée précédemment explose en éventrant la baraque ! N’Zodel excelle aussi dans sa capacité de fuite et disparaît comme une ombre pour l’archer, mais pas pour le garde qui le tient en joue de sa longue lance. L’elfe tente l’esquive, mais le garde le rattrape de sa lance. L’elfe tente alors la coopération et se laisse suivre jusqu’à l’auberge ; une fois arrivé, N’Zodel trace la pointe la plus rapide de sa courte existence, mais l’alarme sonnait déjà à l’auberge et deux policiers en cavalerie l’attrapent en pleine course… Traîné, jeté, couché à terre, on l’amenait à l’auberge. Là l’attendait l’homme à l’arc de fer.
« Pauvre fou, qu’as-tu gagné en me provoquant, moi, Eros Kalistos? Je te prends en duel d’homme à elfe avec nos arcs au coucher du soleil. Quel endroit te conviendrait pour mourir ?
- Rendez-vous dans la forêt de Golo !
- Trop d’éléments distrayant, à sa lisière la plus proche de la cité alors ! Et pas de fuite cette fois-ci !
- OK ».
N’Zodel est alors relâché… Il repart directement dans la forêt de Golo
Les lois de Golo étaient faites de sorte que l’honneur des hommes lui-même soit respecté. Malgré que le meurtre soit formellement interdit, on avait le droit d’en découdre jusqu’à la mort lors d’un conflit personnel ! Seules règles à respecter : les combattants doivent être à armes à peu près égales et doivent se mettre en accord : « oui je vais me battre jusqu’à la mort », le combat doit aussi se dérouler en public. Mais me public veut un combat sain ! Pas de refus au duel, pas de coup bas, on ne dépouille pas de la tête au pied le cadavre, mais on peut toujours lui prendre sa bourse ou son arme. C’est aussi du plus bel effet si le survivant lance une phrase choc au moment de tuer son adversaire… Les combats sont encore rares dans Golo, mais en ces temps enflammés, tout ça commence à dégénérer. N’Zodel allait risquer sa vie bêtement… Et il ne savait pas que c’était la dernière fois qu’il verrai le soleil aussi haut…
(Souvenir)
( Eros Kalistos est né dans des contrées lointaines mais il connait la plupart des langues courantes car il est né dans un milieu social élevé et très riche. Dès sa jeunesse il fut humilié à force d'insultes envers sa personnalité faible et son caractère ennuyeux. Malheureusement pour ses ennemis, il était un de ces champions à l'arc comme l'on ne voit qu'une fois par génération (dans la région). Car, quand il s'entraina avec un de ses camarades et que celui-ci le narguait après avoir réussi un tir parfait, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. C'est alors qu'il péta carrément les plombs et qu'il tua son camarade en une belle fléche droit entre les deux yeux, il lui coupa la tète pour la garder chez lui dans un bocal. Les habitants découvrirent cela mais ne purent le bannir du Royaume qu'à sa majorité et c'est ainsi qu' iil partit vers le Royaume de Golo situé non loin de chez lui avec 35000 pièces d'or dans sa bourse sans fond que ses parents richissimes lui offrirent. Il décida de devenir chasseur de primes mais le fait qu'il soit inconnu sans réputation le laissa voir partir les missions commandées par le Grand Guerrier en personne sous son nez. Avec tout son argent il s'acheta son précieux arc qui procure une force incroyable aux projectiles envoyés tout en minimisant la force requise, ce qui confère au tireur une précision accrue, et il s'acheta sa bague magique. Maintenant, il a la rage de tuer et veut récupérer les tètes de tous les gens les plus célèbres du Royaume. Il garde ces tètes dans des bocaux dans du formol et se fait des adorateurs en distribuant ses pendentifs hypnotisants à tout le monde. ) TOUT CA N’EST PAS ENCORE VRAI AU MOMENT DE L’HISTOIRE…
Il était déjà midi et N’Zodel traquait les bêtes de la forêt de Golo, dont les prix peuvent monter farmineusement… En plein milieu des broussailles il voit les buissons frissonner les uns après les autres : quelque chose de gros se déplace dedans, mais il ne voit toujours rien… Il voit la bête monter à un arbre : c’est un serpent de six mètres d’un diamètre approchant les vingt centimètres : il bande immédiatement son arc et vise la bête : sa flèche cloue alors la bête à l’arbre ! Le serpent se déchaîne et se débat, laissant sa chair au bout de la flèche, il réussit à se détacher et entame sa course vers l’agresseur. N’Zodel tire encore une flèche qui se perd dans les buissons, il a visé comme un néophyte ! Le serpent arrive alors très près, et alors que l’elfe tente une esquive, le serpent le croque au mollet gauche et s’agrippe sérieusement : cette situation permet en contrepartie à l’elfe de sortir sa belle longue dague qu’il avait volé à sa victime assassinée dans la Grande Forêt des Elfes, pour décapiter le serpent ! Ce même pantalon qui avait protégé le paysan contre une flèche dans la fesse avait limité les dégâts de la morsure de serpent, malgré que ça tête soit restée accrochée une bonne minute, crispée par la douleur du meurtre brutal par l’arme blanche… N’Zodel se fait donc des pansements avec les feuilles exquises de la forêt qui d’après lui ne peuvent qu’être bénéfiques… Ne dit-on pas que le Mal, le démoniaque, est bien plus séduisant et beau que le Bien ? Ce sont aussi ces feuilles qui l’ont tué… Car arrivé le coucher du soleil, il n’a pas senti le temps passer : avait-il dormi ? Avait-il rêvé ? Mais il se retrouve face à un buisson qui bougeait : le buisson sautillait jusqu’à ses pieds. Il le saisit et le sent poilu et doux : N’Zodel est drogué, complètement shooté aux herbes douteuses ! Le buisson essaie de le mordre, se débat mais ne peut rien : l’elfe noir le tranche d’un coup de dague et le laisse gisant par terre… C’est seulement après l’avoir tranché qu’il découvre que ce n’était qu’un lapin envoûté qui le provoquait… La forêt est-elle folle, où était-ce lui ?
La nuit commençe à tomber. Eros Kalistos est entré dans la forêt : il n’en pouvait plus d’attendre à la lizière le combattant planqué, il est venu le chercher, pour en finir.
« Mais regarde le buisson animal là-bas, c’est dingue !!!
- Quoi ? Ce lapin mort ?
- Hein, quoiquoi ? *ne comprend rien* *pète un câble dans sa tête*
- Viens te battre idiot.
- Non mais t’as pas vu ??? »
Eros tend son arc surpuissant d’une flèche explosive : « viens te battre »
« Non mais mon cul » pensait N’Zodel qui reste immobile, attendant que la flèche soit décochée pour s’esquiver et contre-attaquer ; mais il n’avait pas réaliser la puissance de cet arc qui projetait les flèches à des vitesses jamais rencontrées. La flèche s’élance en fendant l’air, N’Zodel a le temps de broncher, mais ne peut esquiver : le trait décapant lui happe le bras et l’emporte en l’arrachant sur un arbre plus au loin ! N’Zodel, la douleur dans l’âme hallucine, et regarde son bras exploser la seconde suivante ! Il n’en peut plus, il est déjà tellemant faya qu’il ne peut plus rien suivre… Il s’étale à terre et joue le désespéré… Eros n’en a rien à faire : il le soulève et lui crie de se battre, mais l’elfe retombe. « Tu n’as plus rien à perdre » : il décoche alors la dernière flèche droit dans le cœur d’N’Zodel Grigo le Pourpre.
Un râle sourd, un cri étouffé, un mouvement frénétique pousse l’elfe à se relever pour mieux retomber et mourir dans d’ultimes spasmes encore conscients de la réalité… Eros avant de voir sa victime trop souffrir lui tranche la tête. Il récolte un de ses premiers trophées, bien rare en plus : un elfe pourpre avait périt de ses mains, il en était fier.
Commentaire : une vie gâchée, un personnage plein de potentiel mal exploité… Le bédo a eu raison du joueur qui n’a eu aucun mal à intégrer la phase droguée de son personnage (la fin)… _________________ Mon destin est bon... Je marcherai droit devant |
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